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les petits bretons
mercredi 31 décembre 2008, a 17:06
Abbaye, phare et chapelle de St Mathieu

Ce lieu nous inspire beaucoup. Il est très tentant de le photographier à toutes heures de la journée et quelque soit le temps.
Plusieurs fois nous y sommes allés et à chaque fois, le temps et les lumières étaient différentes.
Il est évident que cette photo est très parlante. On ressent un lieu remplie de magie et d'une histoire incroyable.

mercredi 31 décembre 2008, a 17:06
Le goéland du clocher

La chapelle possède une bien drôle de girouette... vivante !
Ce goéland, tout juste réveiller, prend déjà une petite pose sur le clocher de la chapelle. Il semble scruter l'horizon et profiter du soleil matinal.
Il est maintenant un peu plus de 7h00, et le soleil va nous donner le meilleur de lui-même et éclairer ainsi le site d'une lumière incroyablement belle.

mercredi 31 décembre 2008, a 17:04
La chapelle dorée

Le soleil est enfin là pour nous éclairer de sa lumière matinale et orangée.
La chapelle renaît après une nuit entière à se reposer des visites des touristes de passage dans la région.
Elle se réveille alors doucement, se réchauffant de l'humidité nocturne.
L'ambiance change alors très vite. A notre arrivé, la chapelle ressemblait plutôt à un "monstre" de pierres dans le noir (voir article "il fait nuit"), maintenant, elle nous ouvre les "bras" et semble nous inviter à la contempler, la photographier.

mercredi 31 décembre 2008, a 17:02
Croix du site

La première croix date du Moyen-Age. Elle se trouve au sud de la chapelle. Sa taille est de 5m
Elle comprend trois degrés élevés, un socle cubique. La croix est de type monolithe plate. Elle se trouve sur les lieux de l'ancien cimetière du site de St Mathieu.

Quant à la seconde croix, elle mesure environ 3,50 m. Elle date également du Moyen-Age.
La croix est plus large. Elle est sculptée dans du micaschiste.
Elle se trouve à l'entrée d'un petit chemin qui permet de rejoindre le sentier des douaniers en direction de Plougonvelin.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:59
Les fleurs endormies

Même les fleurs semblent encore dormir. Elles profitent de l'humidité de la nuit avant que le dur soleil de l'été 2007 ne les illumine trop fort.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:59
Au loin, les tas de pois

Les tas de pois commencent à être plus distinct. La presqu'île de Crozon sort de son sommeil et se colore peu à peu des premières lueurs.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:57
Mer calme au petit jour

Lumières commencent à changer. Elles se font plus lumières, plus rosées. La mer se colore également d'une autre lumière.
La journée commence bien et finira de la même façon...

mercredi 31 décembre 2008, a 16:55
Ruines d'un moulin

Ces ruines semblent bien mystérieuses au petit matin... On peut le voir seulement depuis le sentier des douaniers.
Il s'agit des restes d'un vieux moulin non loin du site de St Mathieu.
Il était fort bien situé, face aux vents dominants. Un lieu fort intéressant donc pour le propriétaire du moulin. Il n'en reste malheureusement pas grand chose aujourd'hui, mais à l'époque il devait être magnifique et devait servir de point de repère depuis la mer.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:52
Calme du matin

Une nouvelle photo qui évoque bien ce calme que seul le matin sait nous dévoiler. On attend toujours le soleil... Aurait-il du mal à se lever ? Patience, il arrive bientôt et nous dévoilera une lumière incroyable sur les ruines de l'abbaye.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:51
Site de St Mathieu au réveil

Marchant sur le sentier des douaniers, regardons quelques instants le site de St Mathieu avec son sémaphore, son grand phare rouge, son abbaye en ruines.
De là, on se rend compte qu'il est imposant. Qu'en est-il pour les marins qui le voient depuis la mer ? Cela doit être grandiose, surtout au petit matin ou à l'heure où le soleil se couche.
C'est un lieu vraiment magique ! Aucune lumière ne vous apportera la même sensation.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:49
Doux réveil de la mer

La mer est calme.... l'ambiance serein est de mise. Mais pour combien de temps encore ? Quand le flot de touristes arrivera, les lumières seront parties laissant seulement transparaître une journée banale sur le site de la Pointe St Mathieu.
Profitons alors du moment qui nous appartient.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:47
L'aube dans les rochers

Même les rochers sont encore endormis. La lumière du petit jour n'est pas encore là. Le ciel commence à se colorer de lumières pastelles du côté ouest. Les rochers resteront quelques instants encore dans l'ombre.
La mer semble à ce moment-là d'autant plus noire et profonde.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:45
Tourné vers l'Est

Les bretons dorment encore en cette heure avancée de la journée. Il est autour de 6h30. Seuls les plus téméraires sont déjà éveillés.
On y voit quelques petits nuages qui semblent perdus là au milieu d'un océan bleu... bientôt il n'y paraîtra plus un seul et la journée sera tout simplement magnifique. Une véritable journée estivale !

mercredi 31 décembre 2008, a 16:44
Premiers rayons du soleil

Tout doucement, à l'horizon, le soleil donne déjà signe de son éclat lumineux.
Les doux rayons matinaux éclairent le ciel bleu d'une très légère teinte orangée.

mercredi 31 décembre 2008, a 16:43
Il fait nuit...

Nous voici déjà levés. Le soleil n'est pas encore là mais nous l'attendrons quelques instants. Profitons de ce lieu touristique le temps d'un levé de soleil.
Les lieux sont calmes, sereins. C'est un moment unique que seuls les lèvent tôt connaisse. Un moment de pur bonheur.

lundi 29 décembre 2008, a 21:19
Détail d'une porte dans la chapelle

A l'intérieur de la chapelle on peut trouver une chaire à prêcher.
Elle provient de la cathédrale de St Pol et date de la fin du XVIIè siècle.


lundi 29 décembre 2008, a 21:17
Anciennes statues de la chapelle

Dans la chapelle du Kreisker, on peut y voir de vieilles statues en bois.
Lorsque les moyens sont là, les associations qui s'occupent des chapelles font restaurer leurs statues en pierres ou en bois afin de leur redonner une seconde jeunesse. La seconde semble en avoir bien besoin mais reste malgré tout très belle et on ressent bien le temps qui passe. Il faut tout de même se dire que ces statues datent pour la plupart du XVè siècle voir XVIè siècle.

lundi 29 décembre 2008, a 21:13
Statue de Jésus

Comme chacun le sait, Jésus fut persécuté sur la croix. Mais on oublie parfois également qu'il a été mal traité avant sa montée sur la croix. On le remarque bien sur cette statue évoquant Jésus avant d'être crucifié. On y voit parfaitement toutes les blessures causées par les romains qui le fouettèrent ainsi que les blessures causées par le port de la couronne d'épines.

lundi 29 décembre 2008, a 21:12
Les sept saints fondateurs

Aux cours des Vè et VIè siècles, l'Armorique (qui deviendra ensuite la Bretagne) ne semblait pas être très peuplé.
Chassés de Grande-Bretagne, des immigrants virent jusqu'en Armorique pour s'y implantaient. Ils arrivèrent avec leur moines.
De l'an 447 à l'an 632, sept moines furent alors considérés par la population comme étant les saints principaux et fondateurs du pays breton.
On trouve donc (comme on peut le voir sur ce tableau de statues) St Brieuc (que l'on retrouve donc dans la ville de St Brieux), St Tugdual (dans la ville de Tréguier), St Paul-Aurélien (à St Pol de Léon), St Patern (à Vannes), St Corentin (que l'on retrouve à Quimper), St Samson (à Dol de Bretagne) et St Malo (dans la ville de St Malo).

lundi 29 décembre 2008, a 21:10
Mobilier de la chapelle

Dans le collatéral du chœur, on y voit un retable. Il s'agit du retable de la Visitation. Il date de 1684 et provient de l'ancien couvent des Minimes.
Au-dessus du retable, se trouve une toile peinte. Le sujet de cette toile est la Visitation et elle fût peinte au XVIIè siècle.

lundi 29 décembre 2008, a 21:07
L'allée du choeur

Trois éléments doivent être vus en priorité dans cette charmante chapelle. Il s'agit du porche nord, de l'autel fabriqué dans du chêne et sculpté ainsi que le retable qui date du XVIIè siècle.
L'allée centrale possède une sacrée hauteur de voûtes. On a plus l'impression d'être dans une cathédrale plutôt qu'une simple "chapelle". Elle est unique dans son genre et peut être surprenante la première fois que l'on rentre en ce lieu.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:49
"Plafond" du clocher

L'étroit escalier permettant la montée au clocher possède 163 marches. C'est l'une des particularités du Kreisker.  Celui-ci est réparti à tour de rôle dans chacun des massifs d'angle. Le visiteur doit alors faire le tour du clocher. Cela permet surtout d'éviter de fragiliser l'édifice.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:43
Couloir du clocher

La plate-forme surplombe toute la ville et supporte la flèche de plan octogonale ainsi que les quatre clochetons. Ceux-ci sont reliés par une balustrade joliment sculptée et ajourée.
Les clochetons possèdent trois niveaux d'arches. Ils sont partiellement suspendus dans le vide et reliés à la flèche par des tirants de granit. L'ensemble confère à tout l'édifice un certain équilibre et démontre une certaine audace architecturale.

La corniche, ayant quatre angles prolongés par des garouilles, est parcourue au-dessous et sur son pourtour par une bande de "trilobes" (éléments composés de trois lobes), qui ajourent de tous côtés la flèche principale et font d'elle une sorte de dentelle de pierre. Notons également que lla flèche comporte quatre lucarnes sur ses quatre faces (Nord, Est, Sud et Ouest) d'une hauteur similaire à celle des clochetons.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:42
Vue sur les toits

La tour de la chapelle repose sur quatre énormes massifs qui se trouvent à l'intérieur.
La première partie de la tour est ajourée sur tous les côtés d'ouvertures rectangulaires. Juste au-dessus, on y trouve des moulures fractionnées et compartimentées qui renforcent l'aspect élancé et on y ressent un sentiment de légèreté.
Ensuite, on y voit de fines ouvertures fendant la tour sur toute sa longueur. Ces petites ouvertures sont encadrées par de longues arcades.



dimanche 21 décembre 2008, a 15:39
Vue sur St Pol de Léon

La chapelle est l'œuvre d'un architecte inconnu. Selon une certaines tradition locale et selon certains détails de la nef, l'architecte serait anglais.
Le clocher est typiquement normand. Il s'inspire très largement de la frlèche de St Pierre de Caen mais l'édifice breton, réalisé dans le granit, surpasse largement le modèle.
Plusieurs fois détruite par les Normands et par les Anglais, l'édifice est à chaque fois restaurée.
L'intérêt du clocher pour la navigation en fît un amer aux marins. On le comprend aisément quand on regarde de plus près les photos que je vous montre (voir aussi les photos de l'article "architecture du toit de la chapelle").

dimanche 21 décembre 2008, a 15:38
Architecture du toit de la chapelle

La chapelle Notre-Dame du Kreisker est un édifice qui se trouve au centre-ville de St Pol de Léon. C'est un édifice majeur de l'architecture religieuse bretonne. Son clocher de granit est haut de 78 m. Ce magnifique clocher a fait la célébrité de la chapelle.
Vauban a dit son admiration pour cette merveille d'équilibre et d'audace.
Le clocher du Kreisker est le prototype de nombreux clochers bretons.
Le conseil de ville se réunissait dans la chapelle. Aujourd'hui, c'est la chapelle du collège qui se trouve en face (voir article "bâtiments au cœur du bourg").

dimanche 21 décembre 2008, a 15:37
Etroitesse des escaliers du Kreisker

La tour de croisée date de 1436-1439. L'étage des cloches et la flèche sont achevés dans la seconde moitié du XVè siècle. La flèche octogonale est cantonnée de quatre clochetons étagés.
Le Kreisker est réparé en 1576 et manque de tomber en ruines en 1633.
En novembre 1638, la foudre frappe le clocher. Il est alors décidé de le consolider. Les travaux ne démarreront qu'à partir du 26 juin 1639.
La tour est haute de 79 mètres et présente un intérêt certain pour les navigateurs. Sur ordre de Napoléon, le clocher est à nouveau restauré en 1807.
La chapelle servira de chapelle au Grand Séminaire jusqu'à la Révolution avant de devenir celle du collège au XIXè siècle.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:35
Les extérieurs de la chapelle

On distingue deux campagnes principales de construction pour la chapelle. Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker en mai 1375, l'édifice est alors reconstruit dans le dernier quart du XIVè siècle.
La façade occidentale, le transept, l'élévation nord du chœur ainsi que le chevet remontent à la fin du XIVè siècle.
Au cour du second quart du XVè siècle, la chapelle est profondément remaniée. Les armes de l'évêque Jean Prigent sont sculptées dans la clef de voûte du carré du transept. De ce fait, les armes permettent de préciser la date du début de ces travaux. Cet évêque demeurera seulement trois ans sur le siège de St Pol (1436 à 1439).

dimanche 21 décembre 2008, a 15:34
Chapelle du Kreisker

Voici un édifice vraiment magnifique ! Il s'agit de la chapelle Notre-Dame du Kreisker. Elle fût bâtie au XIV-XVè siècle.
Elle est de plan irrégulier. L'ensemble comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept débordant ainsi qu'un choeur de deux travées avec bas-côté sud.
Dans le carré du transept débordant s'élève la célèbre tour.
Cette chapelle est complètement remaniée au XVè siècle.
Elle paraît avoir servi de chapelle municipale. Elle était alors destinée aux réunions du corps de la ville et ce jusqu'au XVIIè siècle.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:33
S'asseoir sur un banc...

Voici enfin les trois vicariats de la "ville".
On trouve celui de St Jean-Baptiste. Celui-ci comprend les quartiers de St-Yves et de l'Hôpital.
Ensuite vient Notre Dame de Cahel ou le Crucifix devant le chœur. Celui-ci comprend les quartiers de la Fontaine Paul et de St Michel.
Le troisième est celui du Crucifix de la Ville (ou Crucifix devant le trésor). Il renferme la chapelle du Kreisker.
Ces sept paroisses sont réunies par un décret de l'évêque. Ce décret date du 27 mai 1687. Il forme en une seule et même paroisse la ville de St Pol de Léon mais l'union définitive n'intervient qu'en 1720.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:31
Couleurs estivales

Commençons par les vicariats de la campagne.
Toussaints avec pour trêve Roscoff. L'ensemble comprend la banlieue nord-est de St Pol de Léon ainsi que le bourg de Roscoff.
Le second est celui de St-Jean-l'Evangéliste appelé également Trégondern. Sont compris dedans les bourgs de la Madeleine et de Penpoul.
Vient ensuite le vicariat de St Pierre avec pour trêve Santec. On y retrouve la banlieue nord-ouest de St Pol de Léon et la chapelle de St Adrien à Santec.
Quant au dernier, il s'agit du Crucifix des Champs. Celui-ci s'étendait du sud-ouest de St Pol de Léon jusqu'au lieu de Kerisnel.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:29
Charme d'une crique

La paroisse de St Pol de Léon s'appelait autrefois Minihi Paol ou bien encore Minihi St Paul (territoire monastique de Paul, en rapport avec St Paul, saint fondateur en partie de la Bretagne.
La paroisse dépend de l'évêché de Léon. Elle compte jusqu'à sept vicariats (ou paroisses) du Minihy. Trois sont affectés à la ville et les quatre autres sont affectés à la campagne.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:28
Lavoir-fontaine de Pérennez

Durant la première moitié du XVIIè siècle, les couvents des minimes et d'ursulines s'installent à St Pol de Léon. D'autres chantiers religieux se feront au cours du XVIIIè siècle comme par exemple un séminaire, le collége du Léon ou bien encore le nouveau palais épiscopal.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:27
Calvaire sur fond bleu

En 1353, la fondation d'un couvent des Carmes correspond à la période prospère de la ville de St Pol de Léon.
A la fin de la guerre de Sucession (1375), la ville est endommagée. Les portes de la ville et les faubourgs sont attestés en 1421.
Une halle (datant du XV-XVIè siècle) est détruite en 1773. Elle couvrait la quasi-totalité de la rue principale (à savoir la rue du Général Leclerc).  Un ingénieur des Ponts et Chaussées, Besnard, conçoit une nouvelle halle qui sera également détruite en 1860.
Durant les guerres de la Ligue, la ville prend le partie de la Sainte-Union. La ville sera pillée par Guy Eder de la Fontenelle en 1592.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:25
Petits sentiers du jardin de la rive

Les Normands débarquent en Léon en l'an 875. Ils commettent de nombreux forfaits. La ville est prise d'assaut et la cathédrale est alors détruite.
La ville de St Pol de Léon sera une nouvelle fois détruite en 1175 par Henri II de Plantagenêt.
La vicomté de Léon est démembrée. St Pol fait désormais partie de la châtellenie de Lesneven.
Henri II, alors roi d'Angleterre, est à la tête d'une armée considérable. En 1710, il prend le château de St Paul (Castel-Paol) et le fait raser.
Hervé IV, comte de Léon, cède son domaine au duc Jean Le Roux. Une partie de la seigneurie de Léon forme une vicomté. Au XIVè siècle, la vicomté passe par alliance dans la famille de Rohan.
En 1572, la vicomté de Léon est érigée en principauté.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:23
Le petit mur de pierre

Le village de St Pol de Léon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive soit de Plouénan, soit de Plougoulm d'après Couffon.
Au IXè siècle, la ville de St Pol de Léon était appelée en breton Kastell-Paol.
Elle est citée dès 884 dans la vie de St Paul-Aurélien et confirme la présence d'un site fortifié.
C'est en ce lieu appelé Villa Wormawi, (aujourd'hui Gourveau), que parvient St Paul-Aurélien. Provenant d'Ouessant et ayant traversé le Léon, le saint arriva sur le site et y établit son monastère. Par la suite, il devient le siège de l'évêché de Léon.
Tout d'abord, la ville aurait porté le nom de Legio d'après un texte du Xè siècle.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:21
L'immensité des arbres du parc

St Pol de Léon provient du nom de saint Paul-Aurélien, saint breton du VIè siècle qui était originaire du Glamorgan (Pays de Galles).
La graphie (représentation écrite d'un mot) Pol ne remonte pas au-delà du XVIè siècle. Auparavant, on écrit plutôt Paul ou Paoul.
Le comte Withur (parent de St Paul-Aurélien) gouvernait autrefois le pays de Léon sous la suzeraineté de Judual. Le comte Withur avait sa résidence à l'île de Batz.
St Paul-Aurélien, accompagné d'un jeune guerrier de Cléder, délivre l'île de Batz d'un horrible dragon.
Le comte  Withur les remercia en concèdant à Nuz (le jeune guerrier de Cléder) une terre qui est appelée "Ker-gour-na-deac'h" (en français la maison de l'homme qui ne fuit pas).
Pour St Paul, le comte lui concéda l'île de Batz. Là, le saint homme y fonda un petit monastère et un vaste territoire sur le continent autour de l'oppidum qui prendra son nom "Castel Paol" (Castel est un mot breton signifiant château).
St Paul sera par la suite nommé évêque de Léon et mourra à Batz.

dimanche 21 décembre 2008, a 15:20
Maison au jardin de la rive

Nous sommes toujours à St-Pol-de-Léon. On peut remarquer les nombreux sites tous différents les uns des autres.
Son patrimoine est important alliant architectures (chapelles, cathédrale) et espaces de verdures et maritimes.
Il y a également de nombreux points culminants comme ici au jardin de la rive.
Ce lieu offre un magnifique panorama comme on peut le constater sur la photo.

jeudi 18 décembre 2008, a 21:09
Prière au cimetière

A l'intérieur du cimetière, on peut y voir neuf ossuaires du XVIè siècle. Ils sont d'un modèle assez rare et sont destinés à recevoir les crânes des défunts.
Ils ponctuent le mur de clôture du cimetière de la chapelle St Pierre.
Le monument aux morts ainsi que la chapelle et son enclos sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

jeudi 18 décembre 2008, a 21:07
Détail sur les personnages

Le monument se compose d'un gisant porté par quatre pleureuses en costumes locaux. Ces quatre femmes représentent la fiancée, la mère, l'épouse et l'aïeule du défunt.

jeudi 18 décembre 2008, a 21:05
Monument aux morts

Ce monument aux morts est le premier dans le Finistère à être édifié après la première guerre mondiale.
Il est l'œuvre du sculpteur Quillivic et date de 1919.
Le monument est situé au centre d'un hémicycle orné de treize scènes du Chemin de Croix.
Tous deux ont été réalisés au XIXè siècle par le sculpteur de Morlaix, Larhantec.

dimanche 14 décembre 2008, a 18:02
Corbillard dans la chapelle

A l'intérieur de la chapelle, on peut découvrir ce "corbillard".
Celui-ci est de type très simple. Il ne possède aucun rideau mortuaire comme on a déjà pu le voir dans certains coins du finistère.
Plusieurs enfeus (caveaux construits au niveau du sol) funéraires dont l'un porte les armes de la famille Pontantoull.

dimanche 14 décembre 2008, a 18:01
Sculpté dans le granit

Voici un bien drôle de personnage sculpté dans le bénitier de la chapelle.
Il n'est pas seul gravé dans la pierre. Si l'on y regarde de plus près, on y  voit alors un écusson.Il s'agit sûrement des armes de l'une des riches familles des lieux alentours.

dimanche 14 décembre 2008, a 18:00
Lanternon rouge

Un élément fort étonnant dans une chapelle. Cette petite lanterne, à la lumière rouge, éclaire un pan de mur dans la charmante chapelle dédiée à St Pierre.
Mais qu'elle est donc sa signification ? Pourquoi une lumière rouge ? Peut-être sert-elle pour la veillée des morts. Cela serait alors possible du fait que la chapelle se trouve dans le cimetière de St Pol de Léon.

dimanche 14 décembre 2008, a 17:52
Saintes statues de la chapelle St Pierre

A l'intérieur de la chapelle St Pierre, on peut y voir deux statues anciennes de la Vierge-Mère (photo du haut) ainsi que Ste Madeleine (photo du bas).

dimanche 14 décembre 2008, a 17:49
Belle lumière des vitraux

La lumière du soleil de ce jour, donne une importante luminosité sur les vitraux qui se trouvent de ce côté.
Les pierres grises se colorent alors, nous exposant des teintes différentes suivant les couleurs qu'utilisent le vitrail.
Parfois même, les différents personnages se reflètent sur la pierre.

Si l'on revient plus en détail sur les scènes des vitraux, on y voit des représentations différentes. Jusque là, rien d'anormal aux autres vitraux que l'on peut voir dans les chapelles et églises de France et de na var.
Comme bien souvent, y sont représentés, des scènes soit bibliques, soit en rapport avec le saint patron de l'édifice.
Les vitraux sont en quelques sortes les "romans" des chapelles et églises.

dimanche 14 décembre 2008, a 17:46
Lumière bleutée des vitraux

Voici deux donc vitraux représentants une scène biblique.
Ici, on trouve donc Adam et Eve (en haut) et l'arche de Noé (en bas).
La couleur bleue semble nous donner l'idée de l'apocalypse qui se prépare. Adam et Eve représentent le commencement de l'être, de la Terre.
Pour l'arche de Noé, cette scène représente le renouveau, l'avenir.

Pour la scène d'Adam et Eve, on y voit le serpent (Nahash en hébreu) qui vient tenter Eve pour goûter au fruit défendu. Il le fera ensuite manger à Adam.
Pour l'arche de Noé, il s'agit en fait d'un immense bateau qui sauvera Noé, sa famille et toutes les espèces animales d'un déluge sur le point d'arriver.

dimanche 14 décembre 2008, a 17:45
Au coeur de la chapelle

Comme dans tous les édifices dans lesquels nous avons pu entrés, on y retrouve un chœur où figure un maître-autel fleuri. On ressent alors l'importance de la religion en Finistère. Rare sont les édifices non fleuris.
Derrière l'autel,  on y retrouve de magnifiques vitraux. Entre chaque, il y a parfois des statues mais bien souvent, nous les avons plutôt vu de chaque côté du chœur. C'est généralement dans les petites chapelles que les statues se trouvent entre les vitraux du chœur voir en dessous, posées sur le maître-autel.
Les couleurs sont gaies, et apportent une belle lumière à l'intérieur.
Dans les bas-côtés, on y trouve parfois des prie-dieux, d'autres fois, il y a des statues. On peut également rien y trouver... Dans la chapelle St Pierre, on y voit des chaises (des prie-dieux) dans côté et de l'autre, il y a quelques statues que l'on peut voir dans l'article "saintes statues de la chapelle St Pierre".

dimanche 14 décembre 2008, a 17:23
La chapelle aux hortensias roses

A l'extérieur, la chapelle arbore de magnifiques plants d'hortensias aux belles tonalités de roses.
Tout du long, sont plantés ces belles plantes typiques de la région.
Certaines mêmes, montent jusqu'à bas des vitraux.
Cela colore d'autant plus cette superbe chapelle dédiée à St Pierre.
Les couleurs de ce jour d'août 2007 rendent la chapelle magnifique !

dimanche 14 décembre 2008, a 17:21
Autre vue de la chapelle

La chapelle date donc du XVè siècle et de 1772 date en partie de sa reconstruction.
Elle se trouve dans le cimetière de la commune de St Pol de Léon.
A l'origine, la chapelle avait une autre forme, mais elle est amputée de deux ailes.
Aujourd'hui, on retrouve une nef de huit travées avec bas-côtés.
La tour date, quant à elle, du XVIIIè siècle. Elle est coiffée d'un dôme ayant une forme de cloche.
Le collatéral nord mais aussi la façade occidentale sont refaits au XVIIè siècle.

dimanche 14 décembre 2008, a 17:17
L'entrée de la chapelle St Pierre

Cette charmante chapelle est dédiée à St Pierre.
Jusqu'au milieu du XVIIè siècle, l'édifice possède un clocher inspiré de celui que possède la chapelle de Kreisker.
La façade de la chapelle est reconstruite en 1772. Elle fut réédifiée dans le style baroque, caractérisé par les rampants à volutes.
Auparavant, la chapelle était en forme de croix latine, mais elle a perdu ses deux ailes...
Seule la nef est la partie la plus ancienne de l'édifice.
Au cours du XVIIIè siècle, deux autres chapelles toutes proches de celle-ci sont détruites.

dimanche 14 décembre 2008, a 16:04
Chapelle à St Pol de Léon

Beaucoup des chapelles que l'on trouve encore dans St Pol de Léon, ont été édifiées au cours des XVIIè et XVIIIè siècle mais aussi du XIXè siècle.
Quelques-unes dépendent de manoirs, d'écoles, de l'établissement hospitaliers. Quant aux autres, on peut encore les voir comme celle présentée ci-contre.
Elles présentent généralement un plan rectangulaire. L'une des chapelles ne possèdent pas de clocher. Certaines autres possèdent qu'un petit clocheton récupéré de d'autres chapelles antérieures.

dimanche 14 décembre 2008, a 15:47
Détail de la fontaine

A l'intérieur de la fontaine, on peut découvrir la date de réédification de la fontaine ainsi que le nom du saint protecteur.
Un blason se trouve également gravé. Il s'agit de celui de la famille Guébriant.
Cette famille devait être importante à cette époque-là pour qu'elle puisse réédifiée la fontaine tombée dans l'oublie...

dimanche 14 décembre 2008, a 15:46
A la découverte de la fontaine St Roch

Nous voici au lieu où fut construit la fontaine St Roch.
Cette fontaine-ci date du XIXè siècle. Elle fût réédifiée en 1897 par la famille Guébriant.
A l'époque où la peste était importante, St Pol de Léon ne fût pas épargné.
Les habitants prient St Roch sans cesse afin d'être épargnés. Avec la venue de l'hiver, l'épidémie cesse alors. Les habitants attribuent ce miracle à leurs prières. Afin de remerciement St Roch, ils construisent une chapelle ainsi qu'une fontaine. L'ensemble est dédiée à St Roch.

dimanche 14 décembre 2008, a 15:33
Beauté d'un papillon

Le vulcain, c'est le nom de ce magnifique papillon.
Il est très reconnaissable par son noir profond joliment agrémenté de motifs rouge et blanc.
Sa chenille se nourrit sur les orties et lorsqu'il est adulte, il se nourrit de fruits mures ainsi que sur les plantes à fleurs (comme par exemple sur le buddleia, appelé également arbre à papillon).
Ce papillon est aussi appelé Vanessa.

Il fait partie des papillon diurne. Son envergure varie de 50 à 60 mm.
Le dessus de ses ailes est noir, velouté. Les ailes supérieures sont marquées par des bandes transversales rouge vif et par des tâches blanches. Quant à ses ails inférieures, elles sont bordées par une zone rouge vif maculée de tâches noires et bleues. Ses antennes sont claviformes (en forme de massue).
Ce papillon fréquente généralement les prairies, les vergers (afin de butiner les fruits mûrs que ce soit sur les arbres ou encore à terre) ainsi que les haies et les zones où croissent les orties.

mercredi 10 décembre 2008, a 19:07
Une magnifique auberge

Voici une charmante auberge au cadre typique et chaleureux d'une ancienne maison du XVè siècle. A l'intérieur, les pierres et poutres apparentes vous séduiront ainsi qu'une immense cheminée dans la salle à manger comme on trouve dans les anciennes maisons de l'époque.
On ressent l'atmosphère d'autrefois rien qu'en passant devant cette petite auberge aux tons bleus.



mercredi 10 décembre 2008, a 19:05
Batiments au coeur du bourg

Voici le collège du Kreisker. L'édifice date de la fin du XVIè siècle.
Il se trouve en face d'une des plus importantes chapelle de St Pol de Léon, la chapelle du Kreisker.

Sur l'avis des trois Etats (c'est-à-dire le clergé, la noblesse et les tiers), l'évêque de Léon entreprend de bailler au sieur Jehan Prigent les fruits d'une prébende (revenu ecclésiastique) scolastique (enseignement théologique et philosophique) en septembre 1580. Les cours sont données dans la chapelle de Kélou Mad (en français Bonne Nouvelle). Cette chapelle était également appellée Notre Dame de Prat Cuic.
En 1681, St Pol est à l'époque la ville sainte de la région du Léon. Un acte est passé en mai 1681 afin que la maison de séminaire du diocèse occupe l'emplacement pour servir de Collège. L'institution Notre Dame du Kreisker était jusqu'àlors en ces lieux. En 1689, l'acte est révisé et la dite maison qui sert de collège passe alors à la ville.
Au cours de l'année 1784, la propriété du collège passe dans les mains de l'Evêque de Léon.
En 1791/1792, les biens du collège sont déclarés "biens nationaux". En février 1792, le Collège est proclamé laïque. Les anciens professeurs émigrent ou bien encore se cachent.
Le 13 novembre 1805, un décret est signé afin que l'établissement redevienne une école secondaire communale dans le bâtiment de son ancien collège. Ce décret a été demandé par le maire, M. Kerhorre.
En 1850, une loi place le collège sous le régime de contrat. Il s'agit en fait d'assurer un personnel mixte, c'est-à-dire une partie ecclésiastique et une partie laïque. La direction est confiée à un prêtre.
Les professeurs ecclésiastiques étaient soumis à une condition d'agrément et de nomination identiques.
Lors de l'année 1910, le contrat n'est plus renouvelé. Le maire de l'époque, M. Guébriant, y a pourtant mis tous les efforts. L'enseignement secondaire libre y continue.
Au cours de 1946, l'institution est touchée par la guerre et ses restrictions.

L'Abbé Mével prend en charge l'institution en 1948. Il promut l'éducation et l'autodiscipline. Une section "sciences expérimentales" apparaît au cours de l'année 1951. Des laboratoires s'installent en 1956.

L'année 1968 était marquée partout en France par les grèves. A St Pol par contre, les classes qui ont rejoint les manifestants de Morlaix en revinrent en disant qu'ils avaient déjà tout ce qu'il faut. Un CDI (centre de documentation et d'information) ainsi qu'un BDI (bureau de documentation et d'information). Au cours de cette année-là, il y avait 924 élèves d'inscrits dans l'établissement.

En 1969, les filles font leur apparition. Puis se mettent en place un baccalauréat G3 (techniques commerciales) et le baccalauréat F7 (techniques de biologie).

Un bâtiment neuf est inauguré en 1987 par un ancien élève, Louis Nicol.

mercredi 10 décembre 2008, a 19:02
Chapelle de bourg

Voici la chapelle de l'Institution Notre-Dame du Kreisker. L'édifice date du XIXè siècle. Elle est située dans l'ancien couvent des Ursulines.
La chapelle présente un plan rectangulaire. A l'intérieur, se trouve un autel datant des environs de 1700.
La chapelle se trouve rue des Minimes.

Il existe plusieurs petites chapelles dans le bourg de St Pol de Léon.
On peut y trouver également la chapelle de St Charles Borromée, St Joseph, des Ursulines, St Yves, de l'Hôpital, de l'école Notre-Dame de la Charité, Notre-Dame de Bon Secours, Notre-Dame de la Clarté.
Il en existait bien d'autres mais aujourd'hui disparues...

mercredi 10 décembre 2008, a 19:00
Balade dans une rue

Cette rue nous mène à la chapelle de Bellevue à St Pol de Léon.
Celle-ci se trouve d'ailleurs juste à nos côté... derrière le mur à droite, joliment décorée de feuilles de vigne rouge.
La petite rue est calme au moment où l'on prenait la photo mais ne vous fier pas à cette photo sans voiture. Il y a beaucoup plus de passage que l'on ne peut penser.

mercredi 10 décembre 2008, a 19:00
Croyance en Léon

Cette croix en granit mesure environ 2 mètres. Elle est constituée d'un socle composite.
La croix date de 1826. Elle a la particularité d'avoir un chapiteau court.
Elle présente une section octogonale. D'un côté, on peut y voir un crucifix, de l'autre une Vierge.

mercredi 10 décembre 2008, a 18:58
L'ancre du rond-point

Dans l'un des ronds-points de St Pol de Léon, on peut y voir cette très belle ancre marine.
Je ne sais si cette ancre a une histoire particulièrement. Cependant, je sais que dans la région, certains ronds-points sont décorés de petites annexes rénovées mais aussi d'ancres d'anciens bateaux.
On ressent fortement la présence maritime.

mercredi 10 décembre 2008, a 18:57
Le repas des pauvres

Voici un aliment que l'on trouve bien souvent dans le pays léonard, en Finistère.
Il faut savoir que l'artichaut est une plante épineuse de la région méditerranéenne. Il s'est fort bien adapté à la région bretonne.
Il est devenu plus charnu et tendre grâce à sa culture.
Son coeur (débarrassé de son foin) ainsi que la base de ses feuilles sont comestibles.
Le cardon (en fait le chardon) était une plante très recherché par les amateurs dès l'Antiquité. L'artichaut ne fera quant à lui son entré sur les tables italiennes qu'à partir du XVè siècle.
Le mot "artichaut" n'apparaît qu'au début du XVIè siècle. Il est emprunté de l'italien du nord "articiocco" qui l'a lui-même emprunté de l'arabe.
Tout d'abord, on l'a employé comme remède. Il avait une réputation aphrodisiaque. On l'interdisait alors bien souvent aux femmes.
Cependant, Catherine de Médicis, reine aux origines italiennes et épouse d'Henri II, encouragea sa culture dans notre pays.
Un peu plus tard, un agronome de la région parisienne crée et développe en 1810 le gros Camus de Bretagne. Il est aujourd'hui l'artichaut le plus consommé de France, bien avant son "cousin" le Violet de Provence.
Le célèbre Camus de Bretagne est cultivé dans l'Ouest, principalement en Bretagne mais aussi dans le Sud-Est et en région parisienne.
Les deux principales variété d'artichaut sont surtout cueillies à l'automne et au printemps.
Le Camus de Bretagne est reconnaissable par sa forme ronde. Il est également plus gros et plus lourd que son cousin. Son fond est plus important. Il représente à lui-seul, 80% de la production nationale.
Le Violet de Provence est également appelé Poivrade. Il peut être consommé cru lorsqu'il est cueillit jeune et petit. Le foin est alors peu développé.

mercredi 10 décembre 2008, a 18:55
L'homme le plus fort du monde

Mon petit homme est vraiment très très fort ! Il arrive à soulever cette grosse chaîne en métal. Autant dire que ce n'est pas une mince affaire !
Du haut de ses trois ans (en ce mois d'août 2007), Maxendre se lance dans cette drôle d'idée de soulever ce qui pour nous, adultes, trouvons déjà bien lourd. Même pas peur à cet âge-là ! Les enfants soulèveraient le monde si ils le pouvaient :)
En tout cas, c'est ce qui faisait ma canaille... enfin il a essayé !
On voit sur son visage une extrême concentration que seuls les hommes les plus forts du monde connaissent.

mercredi 10 décembre 2008, a 18:42
Regard vers le ciel

Nous voici partis pour une balade du côté de St Pol de Léon.
Alors que nous étions aux abords d'une fontaine, un petit avion (style monoplace) qui tire derrière eux ces fameuses banderoles publicitaires.
C'est l'occasion pour Maxendre d'en voir un planant dans ce magnifique ciel bleu, sans l'ombre d'un petit nuage.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:11
Clichés en noir et blanc

En 1873, l'autorisation du transfert de l'église est accepté. C'est la fin de vie pour cette église qui est signée...
De 1877 à 1878, construction du nouvel édifice religieux du bourg. Il sera construit en 18 mois.
En 1878, le clergé abandonne totalement l'ancienne église. La dernière cérémonie qui a été célébrée fut le 4 octobre 1878.
Le Comte de St Luc achète l'ancien enclos paroissial pour une somme de 1900 francs or.
En 1881, démontage et transfert du calvaire ainsi que le porche. Ils sont transférés dans le nouveau cimetière de Quimerc'h. 
En l'espace de peu de temps, l'ancien édifice s'écroule au niveau de la toiture, il n'y a plus d'entretiens. Vandalismes et pillages se font alors couramment.
En l'année 1932, les ruines de l'église rentrent dans le classement des Monuments Historiques.
Une association pour la protection et la restauration des ruines se crée en 1963.
Les ruines de l'ossuaire font parties du classement des Monuments Historiques en l'année 1966.
En 1986, une nouvelle association se crée afin de sauvegarder tous les monuments de la commune de Quimerc'h.
Les bénévoles de l'association "sites et monuments" restaurent complètement l'ossuaire en 1996.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:10
Derrière le "vitrail"

Je vais vous faire une rapide chronologie du lieu.
En 1220, le cartulaire (recueil d'actes et de documents) de l'Abbaye de Landévennec (abbaye fondé en 587 par St Guénolé) mentionne le nom de "Keymer".
En 1453, l'église (en ruines aujourd'hui) a été reconstruite sur les ruines d'un ancien édifice. Des documents révèlent qu'Olivier de la Palue était alors à la tête de la paroisse.
La date de 1511 est gravée sur un pilier gauche du transept de l'église.
La date de 1579 se trouve gravée sur le linteau de la porte de l'ossuaire. La pierre, sur laquelle l'année fut gravée, a été volée en 1966.
L'année 1584 est gravée dans le sommet de l'une des fenêtres, côté sud. La pierre fut également volée en 1960...
L'année 1621 est gravée sur le porche de l'église. Actuellement, le porche sert de sépulture de la famille St Luc qui se trouve dans le nouveau cimetière.
1753 est également une date gravée sur le linteau extérieur de la sacristie côté sud. A côté de la date, on peut lire l'indication "Louis Cogant Fabrique".
Un document relatif à la construction de la sacristie précise que deux tombes se trouvent au pied de l'autel. Il y a celle d'un duc de Richelieu, vicomte du Faou, et celles des seigneurs du Bot. Le dernier descendant mâle de cette famille y a été enterré en 1758.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:08
Détail sur les colonnes

En ce lieu, devenu "cimetière" à pierres, il y avait une fort belle église et son ossuaire. L'ensemble datait du XVIè siècle et est classé aux monuments historiques.
Le déplacement du "bourg", en 1877, a fait que l'église est tombé en ruine.
Les cloches, les statues ainsi que le mobilier, ont été transportés dans le nouvel édifice.
Le calvaire, datant du XVIè siècle et le porche, datant du XVIIè siècle, ont été transportés dans le nouveau cimetière en 1881.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:06
A travers les grilles rouillées

Armand Gassis, entrepreneur à Châteaulin, est chargé des travaux de l'église. Le nouvel édifice est alors sous le vocable du Sacré Cœur.
Le choix de l'entrepreneur est fait par le Conseil Municipal mais aussi par l'architecte Jules Boyer.
Les travaux dureront deux années malgré les problèmes liés au financement que rencontrent la commune.
La Réception des travaux a lieu en décembre 1878. Le total des dépenses s'élève alors à 104 138 francs (de l'époque). Il manque encore une partie importante de l'édifice... la flèche du clocher.
Après la construction de l'église et du presbytère, il faut aménager la place, afin qu'elle devienne le centre de la vie communale. Il faudra donc planter des arbres, construire la mairie et l'école pour garçons (qui se fera vers 1880) et celle pour les filles (en 1889).
Les cloches de la vieille église seront remontées dans le nouveau clocher. C'est cela qui donnera toute la dimension au nouveau bourg de Quimerc'h.
Le nouveau bourg se développe alors rapidement. En 1881, la population grandit. On passe à 1948 habitants alors qu'en 1876 (date d'avant le début des travaux), le bourg comptait 1756 habitants.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:05
Balade dans la ruine

Le conseil municipal se doit de trouver les nouveaux terrains qui permettront la construction de la nouvelle église mais aussi la nouvelle mairie et la nouvelle école.
Pour l'église, le terrain est rapidement trouvé. Elle sera construite au lieu-dit de Gars-ar-Goff, tout au centre de la commune. Le terrain se trouve non loin de la voie de chemin de fer et de la gare.
Il ne reste plus qu'à acquérir les terrains concernés ainsi que l'architecture qui réalisera les travaux.
Grâce à des dons, notamment celui de Mademoiselle Le Saulx de Toulencoat ainsi que le comte de St Luc, les travaux peuvent avoir lieu.
Le terrain qui est choisi pour la construction de l'église et du presbytère était en fait la propriété de Mademoiselle Le Saulx. Le comte de St Luc quant à lui donne des dons qui permettront l'avancement du chantier.
Il faut avant tout vendre les biens de la fabrique, l'ancien enclos et tout ce qui le compose (le presbytère...) afin de financer la construction de ce nouvel édifice.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:02
Au coeur de la ruine

Durant quelques années, le recteur ainsi que la paroisse insistent afin de réaliser des travaux d'entretien mais aussi de rénovation dans l'enclos paroissial.
C'est sous l'impulsion de l'abbé Kerivel et du comte de St Luc que les événements ont alors lieu.
L'abbé Kerivel arrive sur la commune en 1859. Très rapidement, il prend une décision : celle de déplacer l'enclos et le presbytère. Au XIXè siècle, il n'était pas rare qu'un membre du clergé décide de la construction, ou bien encore de la modernisation d'un édifice paroissial. En faisant cela, il permet de laisser une trace dans l'histoire...
De plus, il revenait moins cher de construire une nouvelle église plutôt que de rénover celle déjà existante.
C'est donc au cours d'une visite pastorla qu'il profite pour évoquer les difficultés matérielles. La commune manque réellement de moyen pour financer ce projet.
C'est par décret présidentiel que l'autorisation du transfert du bourg de Quimerc'h se finalisera à la date du 21 novembre 1873.
A la suite de cette décision, le conseil municipal réfléchit quant à la nouvelle situation de leur église.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:01
Détail sur le clocher en ruine

L'église tombe en ruine à cause d'un épisode marquant pour la commune de Quimerc'h. Il s'agit du déplacement du chef-lieu de la commune dans les années 1870. Le comte de St Luc, qui était l'actuel maire, ainsi que le recteur l'abbé Kerivel, qui demandent le déplacement du bourg et de la construction d'une nouvelle église.
L'isolement du chef lieu est l'origine de ce transfert. Alors que la commune occupe environ 3241 hectares, son bourg est quant à lui à l'extrême nord-est du territoire. La gare se trouve en un lieu plus central. La poudrerie est une industrie implantée sur la commune. Elle commence à se développer mais à l'extrême sud-est de la commune.
Afin de bénéficier de la modernisation, le bourg se doit de se déplacer afin de se rapprocher du centre économique.

dimanche 07 décembre 2008, a 11:00
Point de vue sur les ruines

Il s'agit des ruines de l'église St Pierre. Les ruines se situent dans l'ancien bourg de Quimerc'h (qui fait partie de la commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h).
L'édifice est complètement abandonné en 1877.
Le porche portait la date de 1621. Il est réédifié dans le cimetière du "nouveau" bourg de Quimerc'h et il est transformé en chapelle funéraire.

dimanche 07 décembre 2008, a 10:58
Du haut de son calvaire

En campagne de Pont de Buis lès Quimerc'h, au lieu-dit de Goastalan, on peut y trouver ce calvaire.
Son socle cubique à biseau est recouvert d'une sorte de lichen.
Sur le fût à pans, on peut y voir les inscriptions suivantes "MIL VCXXX, Y. An. PAP P.F.F". Il s'agit donc de l'année de construction et le nom du sculpteur.
Croix est formé de branches rondes, de fleurons-boules godronnés et d'un crucifix.
Une seconde tête de Christ est placée en haut de la branche haute (branche centrale).
A l'arrière, on découvre une console vide. Jusqu'en 1972 (année où se fut subtilisé), un groupe de la Vierge de Pitié orné la console.

dimanche 07 décembre 2008, a 10:57
Vue sur l'Aulne

Rosnoën est un village encadré par deux rias. La mer y remonte lors de chaque marée.
On trouve donc la rivière du Faou. Elle constitue la limite au nord de la commune et lui donne la façade maritime. La seconde ria est en fait l'estuaire de l'Aulne qui se trouve au sud.
Ces deux entailles forment une péninsule.

dimanche 07 décembre 2008, a 10:55
Le Ménez Hom

On a une vue sur le Ménez-Hom depuis un lieu-dit appelé le "belvédère". Ce site se trouve sur la commune de Rosnoën.
Comme vous pouvez le constater, la vue y est magnifique.
Ce site est un lieu emblématique pour la commune de Rosnoën. La commune fait partie du Parc Naturel Régional d'Armorique (appelé également PNRA).
Si vous passez dans la région, il serait dommage de ne pas vous arrêter afin d'admirer le Ménez Hom et le lacet que fait l'Aulne.

Présentation
Les petits Brestois,
vous font découvrir la beauté de la Bretagne (plus particulièrement le Finistère) et la diversité touristique que peu de gens connaissent (chapelles, fontaines, mégalithes...).
Suivez-nous à travers nos petites routes de campagne et laissez-vous vous émerveiller de nos paysages digne de Bretagne !
J'espère que vous ne vous perdrez pas dans toute cette grandeur.

Bonne route et à bientôt.

(Désormais, les photos peuvent être vues plus grandes. Cliquez dessus)

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commentaire(s)
Dans l'allée André DAVID (24/10/2009 16:19)

Il se trouve à Ploue...

Ex-voto Georges Rault (21/10/2009 15:10)

Bonjour, Je suis ...

Grande exposition "Terre Léonarde" peintrefiguratif (27/09/2009 12:39)

UNE BELLE EXPOSITION...

Attention ça pique... ??? (18/09/2009 23:07)

Ahaha non. C'es...

Nouveauté La rédactrice du blog (17/09/2009 20:51)

Merci à toi Vanina p...

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